Le gros œuvre, la partie qu'on ne voit plus jamais
Un chantier de gros œuvre à l'heure où tout se joue : des ferraillages d'attente dépassent d'une semelle béton encore fraîche, des agglos attendent empilés au bord de la fouille, un hérisson de gravier damé prépare le futur dallage sous un ciel de chantier.
Je m'attarde sur cette phase autant que nécessaire parce que rien ne se rattrape ici. Une semelle hors d'aplomb, un béton mal dosé ou un ferraillage oublié se paient à retardement, quand la maison est posée et qu'il faut ouvrir la dalle. C'est pour cela que je commence toujours par bien préparer le sol avant de lancer le gros œuvre : étude de sol, terrassement, ferraillage, coulage, contrôle.
Mon réflexe le plus rentable ne coûte rien : mesurer deux fois, couler une fois. Je photographie chaque réseau avant rebouchage et je note chaque volume de béton dans un carnet. Le jour des travaux suivants, ces archives valent de l'or, et je vous montre comment constituer les vôtres.